Symboles basques : 12 significations, du lauburu à l’ikurriña


L’Euskadi est pleine de symboles que l’on voit partout et que l’on n’explique nulle part : sur les linteaux des fermes, en pendentifs, en stickers de fourgon. En voici 12, racontés sans esbroufe et droit au but. Ceux qui ont des siècles, ceux qui ont une date d’invention et ceux qui relèvent carrément de la mythologie.

Les trois que vous verrez partout

Le lauburu. Quatre têtes courbes tournant autour d’un centre. C’est le symbole basque par excellence : identité, équilibre et bonne chance. On le taille dans la pierre depuis des siècles et on l’offre aujourd’hui pour les mariages et les pendaisons de crémaillère. Nous le portons jusque dans la poche, comme notre porte-clés Lauburu en bois.

L’eguzkilore. La « fleur du soleil » (en réalité, un chardon sauvage) que l’on clouait sur les portes des fermes basques. Selon la tradition, les créatures de la nuit s’arrêtaient pour compter ses pétales et l’aube les surprenait en pleine besogne. La protection du foyer, en version botanique.

L’ikurriña. Le drapeau basque, dessiné par les frères Arana en 1894 pour la Biscaye puis adopté par toute l’Euskadi. Rouge, vert et blanc, il flotte aujourd’hui aussi bien à un balcon qu’à la poupe d’une trainière.

Symboles de la terre et de la maison

L’arbre de Gernika. Un chêne. Mais pas n’importe lequel : sous ses branches, les seigneurs de Biscaye juraient les fueros, et il reste le symbole des libertés basques. L’actuel est un rejeton du précédent, et ainsi de suite depuis des siècles.

La stèle discoïdale. Ces pierres rondes sur pied triangulaire que vous voyez dans les musées et près des ermitages. Ce sont des monuments funéraires, certains médiévaux, ornés de soleils, de lauburus et d’étoiles. L’ancêtre de tous les symboles de cette liste.

L’argizaiola. Une planche de bois sculptée autour de laquelle on enroulait une fine bougie que l’on allumait à l’église pour les défunts de la maison. Artisanat, mémoire et feu en un seul objet.

Ceux qui se portent

La txapela. Le béret basque. Il couronne les champions (c’est pourquoi le champion s’appelle txapeldun) et tient chaud à tous les autres. Peu de vêtements en disent autant avec si peu.

La makila. Bâton en bois de néflier, moitié appui et moitié symbole d’autorité. On l’offre en reconnaissance de toute une vie : recevoir une makila, c’est du sérieux.

Le kaiku. La veste croisée en laine des baserritarras, avec ses motifs géométriques. Elle est passée de la montagne aux fêtes des villages sans perdre son air de chez nous.

Et la mythologie, qui ici est de premier ordre

Mari. La dame d’Anboto, la grande figure de la mythologie basque. Elle vit sur les sommets, traverse le ciel en boule de feu et distribue tempêtes et embellies selon la façon dont on la traite.

Les lamias. Des créatures de rivière aux pieds de canard qui peignaient leurs cheveux avec des peignes en or. Si vous en trouvez un, vous savez à qui il appartient.

L’Olentzero. Le charbonnier qui descend de la montagne chaque Noël pour apporter les cadeaux. Avant le Père Noël, ici, la tournée existait déjà.

Trois repères pour ne pas faire de faux pas

Premièrement : tous les symboles n’ont pas de « signification officielle ». Pour le lauburu, par exemple, aucun document ancien ne fixe ce qu’il représente ; ce qui nous est parvenu, ce sont des interprétations (les quatre éléments, les saisons, le soleil). Méfiez-vous de qui vous le vend comme un dogme. Deuxièmement : l’ancienneté varie beaucoup. Les stèles ont des siècles ; l’ikurriña a une date et des auteurs connus. Ni l’un ni l’autre n’enlève de la valeur, mais mieux vaut le savoir. Et troisièmement : ici, les symboles s’offrent avec une intention. Qui offre un lauburu souhaite la chance ; qui offre un eguzkilore souhaite la protection. Bien choisir le symbole, c’est bien choisir le message.

Rapporter un symbole chez soi

Un symbole basque est un cadeau à plusieurs couches : vous ne donnez pas un objet, vous donnez son histoire. C’est pour cela qu’ils fonctionnent si bien en petit format, à porter sur soi ou à coller bien en vue. Chez Ardikoa, nous les travaillons en bois et en résine depuis Irun : regardez nos porte-clés basques, nos stickers ou le sticker des montagnes d’Euskadi, et choisissez quelle histoire vous emportez.

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